La psychanalyse
Décriéepar l'école Palo Alto, considérant ce courant comme étantun mythe sans fondements,la psychanalyse est le dernier grand courant de pensées. Celui-ci traite de la communicationintrapsychique.
L'origine de la psychanalyse naît du célèbre médecin autrichienSigmud Freud, elle a eu un e profonde influence sur les Sciences Humaines telleque l'anthropologie, les sciences politiques ou encore la philosophie. Lecomplexe d'Oedipe reste la découverte de référence du freudisme.
Le paradoxe d'Eric Berne, psychiatre américain etfondateur de la célèbre analyse transactionnelle, réside dans un e filiationtrès forte à la pensée freudienne, pour laquelle il revendique sa démarcation.Il aspire à permettre un e prise deconscience ainsi qu'un e meilleure compréhension de «ce qui se joue ici etmaintenant»dans les relations entre deux personnes et dans les groupes.Il élaboreun modèle du fonctionnement psychologique et interpersonnel afin deréduire la durée de la psychothérapie et la rendre accessible au plus grandnombre.
Lesconcepts que couvrent l'analyse transactionnelle, outre l'état du moi sontnombreux, on y retrouve les jeux psychologiques, les;positions de vie, des éclairages surla gestion des signes de reconnaissance et des sentiments, la structuration dutemps, les drivers ou messages contraignants, les méconnaissances et lesdifférents degrés de passivité. EricBerne définit trois critères évoquant un e bonne santé psychique, la conscience,la spontanéité et l'intimité. Son livrepassionnant sur le recours que les Hommes ont avec le jeu lors des relationsqu'ils entretiennent, «des jeux et des Hommes psychologies des relation humaines» paru en 1984, nous permet de comprendre de façon claire, concise et spirituelleun sujet profondément sérieux qui plus est, nous concerne tous. Il développeun e nouvelle prise de conscience du moiet d'un e vie plus constructive.
Parailleurs, il créé la formule J, formule des jeux, la définition qu'il apporteprésenteun déroulement spécifique d'interactions, d'échanges de paroles, decomportement et d'actions dansun caractère manipulateur.
Toutesses démonstrations reposent sur le postulat que les grandes orientations de lavie sont décidées des l'enfance;; son travail aura aussi été dans lasimplification du discours psychiatrique.
StephenKarpman, élève assidu d'Eric Berne, apportera deux éléments nouveaux àl'analyse transactionnelle, le triangle dramatique et la formule K.
Letriangle de Karpman mit en exergue en 1968, s'inscrit dans le développement dela théorie des jeux de manipulation. Il est composé alors de trois états, lepersécuteur, la victime et le sauveur.
Lepersécuteur est offensif, celui-ci peut être un e personne,un événement, un e situation donnée. Il est souvent perçu comme négatif mais peutaussi être, dans certaines situations,un innovateur,un initiateur, la sourced'un e salutaire remise en question.
Lavictime constitue la personne qui subit l'offensive du persécuteur.De façon classique, cette position peut être perçue comme non désirable maisbénéficie dans certain cas du déséquilibre créé pour impulserun changementbénéfique.
Lesauveur estun rôle vicieux puisque celui-ci est perçu comme positif alorsqu'il entraine et renforce les états et la dynamique du triangle dramatique.
Quelquesexemples de situation en entreprise permettent de visualiser cettethéorie;:
-Supérieurhiérarchique, moi et responsable RH.
-Collègue, moi et supérieur hiérarchique.
-Collègue, collègue et moi.
L'objectif dece triangle est de schématiser et d'illustrerun jeu de pouvoir entre troisprotagonistes. Ils sont nommés par son créateur, persécuté, victime et sauveur.Les flèches représentent à la fois lesinteractions entre les trois;positions, les échanges derôles;entre;ces trois personnes et;par extension,;la communicationentre;les différentes parties d'un e même personne, qui peut vivre lestrois rôles.
Ces trois rôles peuvent s'extrapoler pour un e interaction entre deux personnes, l'un des protagonistes endossera alors deuxétats, et dans le cadre où plusieurs personnes interviennent, les postes serontoccupés par plusieurs personnes au même moment. Ce triangle est donc extrêmementdynamique. Différents comportements et stratégies relationnelles exposées parKarpman, permettent de transformer et même parfois de sortir de ce type derelation. L'humour, prendre le même rôle que son interlocuteur ou encore lavalorisation font partie de ces stratégies. Toutefois, il nous informe que l'utilisation de cesméthodes n'entraine pas nécessairement un e esquive du triangle. La maitrise dece triangle passe par un e très forte connaissance de soi, elle permet aussi dene pas tomber dans les «pièges»de la formule K.
La"Formule K" est la moins connue des formules de Jeux de manipulation.Celle-ci se présente en 5 étapes clairement identifiables etconsécutives;; le contrat implicite, la violation perçue du contrat, ladouble disqualification, la rupture et le bénéfice négatif.
Lecontrat implicite est le socle de cette formule qui souligne qu'un contratflou, incomplet, incompris, oral,;sujet à interprétation facilite le début d'un jeu demanipulation malsain. Si l'on souhaite un e relation satisfaisante etproductive, la théorie préconise de détailler avec précision tous les élémentsmatériels et tous les éléments temporels dès le début. La thèse de cette étapedéfinie que l'élaboration d'un contrat est un e stratégie aussi bien défensiveque constructive.
Lorsqu'uncontrat n'est pas assez précis, il peut entrainer un e violation perçue ducontrat par l'un des deux participants. Cette deuxième étapes nous explique quel'important n'est pas si cette violation est réelle mais si elle est perçuecomme ayant eu lieu par l'un des protagonistes. Cette différence est du à laqualité incomplète et imprécise du contrat.
Laremise en question du choix va être naturelle pour les parties qui vont faireappelle à leur mémoire, leur intelligence, leur professionnalisme ou encoreleur honnêteté et ainsi entrainer l'escalade verbale ou non, pouvant jusqu'à entrainer un e tiercepersonne innocente et aboutir a un e situation extrêmement difficile àrattraper. Cette mise en exergue permet de comprendre la disqualification desparties réciproques. Elle constitue la troisième étapes de la formule K.
Laquatrième étape est inévitable et entraine la rupture.
Lebénéfice négatif, point final des 5 étapes de la formule K, est le résultat enterme d'énergie négatives dépensée, de plus il soutien la position de vie. Leseffets sociaux entraînés par les aspects psychologiques, financiers,professionnels et existentiels en particulier, peuvent s'étendre dans le temps,pour des jours, des mois voir même des années.
Laformule K, très proche des six étapes de la formule J, précise avec un e clartésans précédent, l'importance fondamentale que l'on doit apporter à la précisiondes contrats. De faite cette théorie se rapproche très clairement du mondeprofessionnel à l'instar du triangle dramatique et de la Formule des jeux deBerne.
L'analysetransactionnelle connaitra un e controverse historique et sans précédent auxcours des années 70 quand Jacqui Schiff, psychanalyse américain, promet laguérison de la schizophrénie en «reparentant»ses patients, maisl'emprise psychologique qu'entraine cette technique à donné la mort à l'un deses patients et entrainé la foudre dans la profession autour de cette méthodequi sera par ailleurs démontrée par Alan Jacobs en 1996, professeur de renom àl'université de Virginie.
Lechemin parcouru par la psychanalyse est important, cette technique est entréedans les mœurs notamment par la création et l'activisme de l'Institut del'Analyse Transactionnelle, association de la loi 1901 crée en 1975 en France.Berne fut par l'inspiration de Freud et la qualité de ses travaux,véritablement l'instigateur de la psychanalyse comme nous l'entendonsaujourd'hui. D'ailleurs, son objectif clair de soigné rapidement ses patientss'inscrivait en point d'honneur. Il revendiquait la responsabilité de lapersonne dans la mise en place de son histoire et dans la capacité que celle-cia à changer.
Aujourd'huide nouveaux courants se développent afin de poursuivre l'évolution de l'analysetransactionnelle. En voici quelquesun s.
Lecourant cognitivo-comportemental, cherche à comprendre et à expérimenter àtravers des échanges, des schémas et des explications. Quatre étapes formentcette thérapie,évaluation avant traitement, l'analyse fonctionnelle, la mise en place d'un objectif et l'évaluationdes résultats. L'école de la "redécision" fondée par Bob et Mary Goulding quià pour objectif d'aider par l'accompagnement des personnes à leur propre prisede conscience. Le courant Cathexis inspiré des théories du controverséSchiff ne fait plus l'objet d'études sérieuses. Le courant relationnel qui meten exergue l'importance de la relation entre le client et la thérapeute. Lecourant corporel quiun i au soin de la thérapeute, la dimension corporelle. Lecourant constructiviste étudie la définition qu'a le patient de lui-même. Lecourant psychanalytique évoque des phénomènes de transfert et decontre-transfert. Le courant intégratif évoque avec attention l'intérêtd'utiliser plusieurs approches thérapeutiques issues de l'affectif, ducognitif, du comportemental, du physiologique et du systémique.
L'étudede ses trois courants de pensées va nous permettre de mieux comprendre les modèlesde communication qui aujourd'hui régissent notre société. Nous nousintéresseront aux modèles les plus connus d'entres eux.
Les courants de pensées
1 - Sciences de l'information et de la communication2 - L'école Palo Alto
3 - La psychanalyse